Exposition
du 18 mars au 23 août 2009
Ouverture et horaires
Du mardi au dimanche (fermé le lundi).
De 11 h à 18 h
(dernière entrée à 17 h 30).
L'exposition sera fermée le
- 15 août 2009
Tarifs
5 € - Plein tarif.
3 € - Tarif réduit (étudiants, carte sénior, Amis des musées).
Gratuit : moins de 10 ans, chômeurs.
3 € - Groupes.
Accès
3 rue Léonce Reynaud
75116 Paris
Les photographies sont interdites.
Renseignements
Tél. : +33 (0)1 44 31 64 31
Métro : Alma Marceau
Bus : 42 - 63 - 80 - 92 - 72
Parking : avenue George V
Le costume populaire russe
La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent présente, en collaboration avec le musée Ethnographique de Russie, une exposition consacrée aux costumes populaires russes des XIXe et XXe siècles.
Portés à l’occasion de fêtes saisonnières ou de mariages, ces costumes russes représentent merveilleusement bien la tradition populaire, renforcée par des jeux subtils de superposition et de nuances de couleurs. Une série de photographies de la collection Shabelskaya (fin XIXe, début du XX siècle) sera également exposée. Ces photos sont un excellent témoignage de la richesse de ces costumes et de leur mise en scène.
Avant-propos par Pierre Bergé
Dans les grands opéras russes, Boris Godounov ou la Khovantchina de Modeste Moussorgski, le peuple, le grand peuple russe, tient une place importante. Vêtu de haillons, il subit le joug du pouvoir, de la police, de l’armée, des maîtres. Dans son texte , le romancier Andreï Makine explique que les vêtements de fête – ceux que nous présentons – étaient en quelque sorte un refuge pour échapper au quotidien. De fait, cette recherche de la beauté a de quoi surprendre. Malgré des moyens limités, et des conditions de vie souvent difficiles, le peuple russe n’a pas renoncé à séduire. Pourtant, il n’est jamais allé à l’opéra, n’a jamais lu Pouchkine, ni Tolstoï. Il ne connaît pas le bal de la comtesse Natacha Rostov, décrit dans Guerre et Paix, ni la fête polonaise donné pour le faux Dimitri, qui se prétend le successeur de Boris Godounov, au début du XVIIe siècle. Mais il prouve que la beauté tient une place importante dans la vie de chacun, qu’elle permet de supporter le malheur et de croire à un monde meilleur.
C’est ce que nous disent ces vêtements du peuple russe. Ce peuple qui, comme le vieux domestique Firs à la fin de La Cerisaie de Tchekhov, pouvait hélas constater : « ils m’ont abandonné. »
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